Polisario - Algérie - Maroc : Révélations sur des négociations confidentielles sous la houlette des USA

Le Maroc, l'Algérie et le Polisario négocient à Madrid, depuis hier dimanche, le 08 février, sous la houlette des États-Unis, l'avenir du Sahara occidental. Le royaume chérifien part d'une position de force grâce à l'appui des USA qui mettent la pression sur l'Algérie et le Polisario.
Ce nouveau volet des négociations en Espagne devait rester confidentiel, avant les révélations d'El confidentiel. "Ce qu'il y a de nouveau, c'est qu’il y a un fort engagement des États-Unis depuis octobre", explique l'auteur de l'article, Ignacio Cembrero, à RFI.
Selon le journal espagnol, Rabat a élaboré une nouvelle offre d'autonomie, de 40 pages, pour l'ancienne colonie espagnole. Malgré la pression américaine, Alger et les Sahraouis ne renoncent pas, pour l'instant, à l'autodétermination convenue il y a 35 ans.
Le Maroc et le Front Polisario négocient à Madrid l'avenir du Sahara occidental sous la direction de Massad Boulos, le conseiller spécial de Donald Trump pour l'Afrique, selon des sources diplomatiques, citées par El confidentiel, au courant de la réunion. Deux puissances voisines, l'Algérie et la Mauritanie, seront également présentes à la table des négociations.
La réunion « secrète » à Madrid sur l'avenir du Sahara s'enlise : les États-Unis font pression et la prolongent d'un jour
La diplomatie américaine souhaite que le Maroc, le Polisario et l'Algérie signent en mai à Washington un accord-cadre mettant fin au conflit de l'ancienne colonie espagnole qui a commencé il y a un demi-siècle.
La réunion, n'a pas abouti et les États-Unis ont décidé d'augmenter la pression, prolongeant également jusqu'à ce lundi la négociation entre le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario, qui devait se terminer ce même dimanche.
Les discussions s’inscrivent dans le cadre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui qualifie le plan marocain de base pour une « solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ». En adoptant ce référentiel, Washington met de côté, de facto, l’option d’un référendum d’autodétermination pourtant prévue par les Nations unies et défendue de longue date par l’Algérie et le Front Polisario.





